Merck Serono France
Merck Group Website

Le psoriasis

Le psoriasis est une maladie chronique inflammatoire, plus précisément une maladie immunitaire à cellules T, dans laquelle le système immunitaire du patient déclenche une réaction disproportionnée, qui se traduit par une production incontrôlée de cellules de la peau. Cliniquement, les patients présentent des foyers cutanés inflammatoires recouverts de squames, parfois prurigineuses ou même douloureuses en raison d’une atteinte inflammatoire profonde. Les patients souffrant du psoriasis ressentent souvent leur maladie comme un handicap majeur les empêchant de mener une vie normale.
Le psoriasis touche environ 2% de l’humanité. Il s’agit d’une maladie chronique non contagieuse  qui nécessite un traitement efficace et sûr sur le long terme. Il n’existe à l’heure actuelle aucun moyen de guérir le psoriasis. Il n'est toutefois pas question de se résigner ou de désespérer mais, au contraire, de faire en sorte de mieux gérer la maladie pour en atténuer le plus possible l’impact sur la qualité de vie.
Gravité
Le psoriasis n’est pas, en lui-même, une maladie grave mais il retentit sur la vie quotidienne. Lors des poussées, des démangeaisons, des irritations, des sensations désagréables, gênantes mais rarement douloureuses peuvent apparaître. Et surtout, il touche à l’apparence physique, notamment lorsqu’il atteint des zones exposées comme le visage ou les mains, et peut alors être très gênant dans les rapports avec les autres. Cet “embarras” est un facteur de stress supplémentaire qui contribue à la poussée de psoriasis.
Actuellement, la plupart des dermatologues s’accordent pour évaluer la sévérité du psoriasis selon 3 critères : l’étendue des lésions, la résistance aux traitements prescrits, l’atteinte de la qualité de la vie. La communication avec un médecin est donc primordiale pour qu’il puisse bien apprécier l’importance des 2 derniers critères.
Certaines formes de psoriasis demandent des soins spécifiques :
  • “l’erythrodermie psoriasique”, congestion intense de toute la surface cutanée,
  • le “psoriasis pustuleux”, pustules stériles qui peuvent toucher une grande partie de la surface cutanée,
  • le “rhumatisme psoriasique”, plus rare, affectant le plus souvent les articulations des phalanges et des mains, mais parfois aussi les articulations des membres, il survient en général une dizaine d’années après le début du psoriasis
 
 
La peau est constituée de nombreuses cellules en perpétuel renouvellement. Chez la personne atteinte de psoriasis, le renouvellement des cellules de la peau est, en certains endroits, 7 fois plus rapide que la normale. La peau ne pouvant pas éliminer assez vite ces cellules en excès, celles-ci se superposent les unes aux autres pour former une zone de peau épaisse, la plaque psoriasique. Elle va s’éliminer en d’épaisses pellicules. Cette prolifération de cellules s’accompagne d’une inflammation qui se traduit par des rougeurs ou des démangeaisons.

Bien que le psoriasis ait été initialement considéré comme étant provoqué par une altération de la croissance des cellules cutanées, il est clairement apparu au cours des deux dernières décennies que le système immunitaire, en particulier les lymphocytes T (un sous-ensemble de globules blancs) et leurs actions sur les cytokines, jouaient un rôle dans le développement de cette pathologie. Ces considérations ont conduit à une nouvelle génération de traitements qui sont spécifiquement ciblés contre ces anomalies du système immunitaire.

Le psoriasis n’est pas contagieux. Aucune précaution n’est donc nécessaire dans la relation du psoriasique avec les autres. Maladie chronique, il peut accompagner celui qui en souffre toute sa vie et apparaître à tout âge, mais débute le plus souvent entre 15 et 30 ans. Il évolue par poussées dont la durée varie de quelques semaines à quelques mois. Entre 2 poussées, lorsque les plaques disparaissent totalement, on peut sembler guéri. Ces rémissions, totales ou partielles, peuvent survenir spontanément, sous l’action bénéfique du soleil par exemple, ou sous l’effet des divers traitements disponibles.

Facteur déclencheur

Comme beaucoup de maladies dermatologiques, le psoriasis évolue à la faveur de circonstances particulières : choc psychologique, contrariétés, stress, anxiété et moins fréquemment, après une agression physique de la peau (grattage, plaie ...), ou après la prise de certains médicaments. Le plus important est d’identifier soi-même tout ce qui peut favoriser le déclenchement des poussées pour tenter d’en limiter l’apparition et d’en freiner l’évolution. Il est essentiel de savoir dédramatiser le psoriasis, et de rechercher, dans un dialogue avec son médecin, des solutions pour vivre mieux avec lui.

Le traitement doit s’efforcer de réduire la durée, l’importance et la fréquence des poussées. Il doit tenir compte de la sévérité du psoriasis et doit être adapté à la façon dont chacun le vit.
Il existe aujourd’hui 3 types de traitements qui, sans pouvoir guérir le psoriasis, parviennent à en modifier considérablement l’évolution et permettre, au fil du temps, de mieux vivre avec lui.

  • Les traitements locaux sont destinés aux patients présentant des formes légères de la maladie. D’un emploi relativement aisé, ils agissent de façon différente sur les mécanismes du psoriasis et doivent être utilisés en respectant la prescription du dermatologue : corticoïdes, analogues de la vitamine D3, goudron, rétinoïdes. Ils peuvent être suivis d'une photothérapie qui consiste en une succession de courtes séances d’exposition aux rayons ultraviolets A et B (PUVA & UVB) sous contrôle médical.
  • les traitements oraux  sont en général réservés à des formes étendues ou rebelles de psoriasis définies par le pourcentage de surface cutanée infectée, la localisation des plaques et la qualité de vie du patient. Ces traitements systémiques reposent sur l'utilisation du méthotrexate, de la ciclosporine et de la puvathérapie (psoralène + UVA). Ils peuvent contribuer à contrôler les symptômes et améliorer la qualité de vie à court terme, mais leurs bénéfices ne sont généralement pas durables, et dans de nombreux cas ils sont limités par leur toxicité et l'intolérance du patient. Ils doivent par conséquent être utilisés sous surveillance médicale et dans le strict respect des précautions d’emploi.
  • Les nouveaux agents biologiques ciblent la maladie en modulant la fonction des lymphocytes T ou la libération des cytokines et offrent ainsi de nouveaux espoirs aux patients.
La nature des différents traitements varie selon la localisation de l’atteinte, son étendue, l’évolution du psoriasis et, surtout le mode de vie du moment.  Pour toute mise sous traitement, un avis médical est conseillé auprès de son médecin généralise, son dermatologue ou un médecin spécialisé en médecine interne. La prise en charge ne doit pas se limiter à une prescription de gélules ou pommades et un dialogue approfondi et régulier avec le médecin (souffrance, mode de vie, vécu du regard des autres) contribuera largement à améliorer la maladie.

 
top

UN PEU D'HISTOIRE...

Le psoriasis se diagnostiquait déjà dans l’Antiquité, puisqu’en grec il signifie “gale de la peau”. Son origine n’est pas totalement connue à ce jour. Une part revient sans doute à l’hérédité, ou à l’environnement qui peut modifier l’évolution de la maladie. On évoque également une anomalie du système immunitaire.

NOS MEDICAMENTS

SERVICES