La peau est constituée de nombreuses cellules en perpétuel renouvellement. Chez la personne atteinte de psoriasis, le renouvellement
des cellules de la peau est, en certains endroits, 7 fois plus rapide que la normale. La peau ne pouvant pas éliminer assez
vite ces cellules en excès, celles-ci se superposent les unes aux autres pour former une zone de peau épaisse, la plaque psoriasique.
Elle va s’éliminer en d’épaisses pellicules. Cette prolifération de cellules s’accompagne d’une inflammation qui se traduit
par des rougeurs ou des démangeaisons.
Bien que le psoriasis ait été initialement considéré comme étant provoqué par une altération de la croissance des cellules
cutanées, il est clairement apparu au cours des deux dernières décennies que le système immunitaire, en particulier les lymphocytes
T (un sous-ensemble de globules blancs) et leurs actions sur les cytokines, jouaient un rôle dans le développement de cette
pathologie. Ces considérations ont conduit à une nouvelle génération de traitements qui sont spécifiquement ciblés contre
ces anomalies du système immunitaire.
Le psoriasis n’est pas contagieux. Aucune précaution n’est donc nécessaire dans la relation du psoriasique avec les autres.
Maladie chronique, il peut accompagner celui qui en souffre toute sa vie et apparaître à tout âge, mais débute le plus souvent
entre 15 et 30 ans. Il évolue par poussées dont la durée varie de quelques semaines à quelques mois. Entre 2 poussées, lorsque
les plaques disparaissent totalement, on peut sembler guéri. Ces rémissions, totales ou partielles, peuvent survenir spontanément,
sous l’action bénéfique du soleil par exemple, ou sous l’effet des divers traitements disponibles.
Facteur déclencheur
Comme beaucoup de maladies dermatologiques, le psoriasis évolue à la faveur de circonstances particulières : choc psychologique,
contrariétés, stress, anxiété et moins fréquemment, après une agression physique de la peau (grattage, plaie ...), ou après
la prise de certains médicaments. Le plus important est d’identifier soi-même tout ce qui peut favoriser le déclenchement
des poussées pour tenter d’en limiter l’apparition et d’en freiner l’évolution. Il est essentiel de savoir dédramatiser le
psoriasis, et de rechercher, dans un dialogue avec son médecin, des solutions pour vivre mieux avec lui.
Le traitement doit s’efforcer de réduire la durée, l’importance et la fréquence des poussées. Il doit tenir compte de la sévérité
du psoriasis et doit être adapté à la façon dont chacun le vit.
Il existe aujourd’hui 3 types de traitements qui, sans pouvoir guérir le psoriasis, parviennent à en modifier considérablement
l’évolution et permettre, au fil du temps, de mieux vivre avec lui.
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Les traitements locaux sont destinés aux patients présentant des formes légères de la maladie. D’un emploi relativement aisé, ils agissent de façon
différente sur les mécanismes du psoriasis et doivent être utilisés en respectant la prescription du dermatologue : corticoïdes,
analogues de la vitamine D3, goudron, rétinoïdes. Ils peuvent être suivis d'une photothérapie qui consiste en une succession
de courtes séances d’exposition aux rayons ultraviolets A et B (PUVA & UVB) sous contrôle médical.
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les traitements oraux sont en général réservés à des formes étendues ou rebelles de psoriasis définies par le pourcentage de surface cutanée infectée, la
localisation des plaques et la qualité de vie du patient. Ces traitements systémiques reposent sur l'utilisation du méthotrexate,
de la ciclosporine et de la puvathérapie (psoralène + UVA). Ils peuvent contribuer à contrôler les symptômes et améliorer
la qualité de vie à court terme, mais leurs bénéfices ne sont généralement pas durables, et dans de nombreux cas ils sont
limités par leur toxicité et l'intolérance du patient. Ils doivent par conséquent être utilisés sous surveillance médicale
et dans le strict respect des précautions d’emploi.
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Les nouveaux agents biologiques ciblent la maladie en modulant la fonction des lymphocytes T ou la libération des cytokines et offrent ainsi de nouveaux
espoirs aux patients.
La nature des différents traitements varie selon la localisation de l’atteinte, son étendue, l’évolution du psoriasis et,
surtout le mode de vie du moment. Pour toute mise sous traitement, un avis médical est conseillé auprès de son médecin généralise,
son dermatologue ou un médecin spécialisé en médecine interne. La prise en charge ne doit pas se limiter à une prescription
de gélules ou pommades et un dialogue approfondi et régulier avec le médecin (souffrance, mode de vie, vécu du regard des
autres) contribuera largement à améliorer la maladie.