Les comas hypoglycémiques ou hyperosmolaires et les acidoses cétosiques ou lactiques sont des complications aiguës qui peuvent
être liées à un mauvais contrôle glycémique ou d'origine iatrogénique. Elles conduisent fréquemment à l'hospitalisation et
mettent parfois en jeu le pronostic vital. La maladie expose aussi les patients à des risques de complications micro et macro-vasculaires
majeurs :
La rétinopathie diabétique
Sa prévalence varie considérablement selon les pays et les populations. Elle toucherait en France 532 000 personnes (1). C'est
l'une des toutes premières causes de cécité, et 7 % des diabétiques de type 2 seraient aveugles après 20 ans de diabète (2).
D'après les données épidémiologiques disponibles, le risque de rétinopathie diabétique semble négligeable en-deça d'un seuil
glycémique de 1,26 g/l.
La néphropathie
D'après une étude de l'OMS (2), plus de 30 % des patients présentent une protéinurie après 15 ans de diabète. La néphropathie
expose les patients à une mortalité élevée, majoritairement par accidents cardiovasculaire. Le diabète serait la première
cause de mises en dialyse pour pallier une insuffisance rénale (de l'ordre de 20 à 25 %).
Les neuropathies
Quoique mettant rarement en jeu le pronostic vital, les neuropathies diabétiques sont sources de troubles fonctionnels importants
et ont un impact socio-économique considérable. Il s'agit essentiellement de troubles de la sensibilité des membres inférieurs
dont la gravité peut conduire jusqu'à l'amputation, de la régulation du rythme cardiaque, de la motricité digestive et vésicale,
et de l'érection. Elles dépendent principalement de la qualité du contrôle métabolique. Elles toucheraient en France, toutes
formes confondues, près de 375 000 diabétiques de type 2 et 65 000 diabétiques de type 1.
Les complications cardiovasculaires
Elles sont 2 à 3 fois plus fréquentes chez les patients diabétiques que chez les non diabétiques. Elles sont aussi plus graves,
et leurs symptômes plus discrets. Majoritairement représentées par les maladies coronaires qui toucheraient plus de 25 % des
hommes et 35 % des femmes diabétiques âgés de 35 à 55 ans, elles consistent aussi en des accidents vasculaires cérébraux et
artérite des membres inférieurs. Le risque des complications cardiovasculaire semble décroître de façon linéaire avec la glycémie,
même en deçà du seuil glycémique de 1,26g/l, ce qui corrobore l'hypothèse selon laquelle ces complications pourraient être
d'origine multi-factorielle, métabolique et neuro-endocrinienne (2).
Références
1. Mosaic : diabetic complications. Decisions Resources Inc, july 1999
2. Tchobroutsky G, Slama G, Assan R, Freycher P : Traité de diabétologie, ed. Prade, fév. 1993